Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou visite le Mont Hermon, en Syrie, le 17 décembre 2024, occupé illégalement par les forces israéliennes depuis la chute de Bachat al-Assad (image Ma’yan Toaf / GPO)

Nouvelles frappes israéliennes contre des positions militaires près de Damas

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou visite le Mont Hermon, en Syrie, le 17 décembre 2024, occupé illégalement par les forces israéliennes depuis la chute de Bachat al-Assad (image Ma’yan Toaf / GPO)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou visite le Mont Hermon, en Syrie, occupé illégalement par les forces israéliennes,le 17 décembre 2024 (image Ma’yan Toaf / GPO)

Des drones israéliens ont de nouveau visé, mercredi 27 août, des sites militaires syriens dans la province de Rif Dimashq. Selon des sources locales, six frappes ont été recensées dans les secteurs de Jabal al-Mani et du village de Harjalah, au sud de la capitale, sans qu’aucune victime n’ait été confirmée dans l’immédiat.

Un commandant militaire de la région, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès du média syrien Enab Baladi, a précisé que les zones frappées correspondaient aux mêmes positions que celles visées la veille par l’aviation israélienne, qui avait alors coûté la vie à six membres du ministère syrien de la Défense. Des véhicules militaires auraient également été touchés lors de ces nouvelles frappes.

Le correspondant du média indépendant à Damas a par ailleurs fait état d’explosions aux abords de la ville d’al-Kiswah, ainsi que de vols israéliens à basse altitude au-dessus de plusieurs quartiers de la capitale. La chaîne publique al-Ikhbariya a, de son côté, confirmé que des bombardements avaient ciblé des positions proches d’al-Kiswah.

Frappes en série et condamnation syrienne

Ces attaques surviennent au lendemain d’une opération meurtrière imputée à Israël. Mardi 26 août, six militaires syriens avaient été tués dans des frappes de drones près d’al-Kiswah, selon la télévision d’État. Dans un communiqué publié mercredi, le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé une « agression flagrante », accusant Israël de « violer gravement le droit international et la souveraineté de la Syrie ». Damas a réaffirmé son « droit légitime à défendre son territoire et son peuple » et a exhorté la communauté internationale, ainsi que le Conseil de sécurité de l’ONU, à intervenir pour mettre fin à ces « agressions répétées ».

Un contexte de tensions militaires

Selon plusieurs sources militaires, la séquence d’événements a débuté par l’explosion d’une mine terrestre dans un secteur tenu par l’armée syrienne, avant que des frappes israéliennes ne visent la zone, entravant l’évacuation des blessés. Certaines sources attribuent la mort de quatre militaires syriens et les blessures d’au moins trois autres à cette déflagration, tandis que d’autres évoquent des victimes directes des bombardements israéliens. L’incident s’est produit lors d’exercices de blindés dans la région, lorsqu’un véhicule aurait roulé sur un champ de mines.

Une cible récurrente de l’aviation israélienne

Jabal al-Mani, qui abrite une base militaire syrienne, constitue depuis plusieurs années une cible privilégiée de l’armée israélienne. Avant et après la chute du régime Assad, la zone a été régulièrement bombardée. Elle fut longtemps le siège de la 76ᵉ brigade de défense aérienne, intégrée à la 1ʳᵉ division syrienne, qui utilisait la montagne pour pilonner les positions rebelles situées à l’ouest de Damas.

Le 8 février dernier, l’armée israélienne avait revendiqué une frappe « contre un dépôt d’armes du Hamas » à Deir Ali, au sud de Damas. Selon son porte-parole, Avichay Adraee, l’entrepôt contenait des équipements « destinés à des attaques contre les forces israéliennes ». Plus tôt, le 24 novembre 2020, des frappes aériennes israéliennes avaient déjà visé Jabal al-Mani, causant d’importants dégâts matériels.

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