Attaques sur trois installations gazières dans la région de Homs

Des « attaques de drone » ont touché simultanément mardi à l’aube trois installations gazières dans la province de Homs.

Le ministre du pétrole Ali Ghanem a déclaré à l’agence de presse SANA que des « attaques de drone » ont touché trois installations gazières dans la province de Homs mardi à l’aube. Ces attaques ont provoqué des incendies et des dégâts matériels sur les usines d’al-Rayyan, d’Ebla ainsi que sur la raffinerie de Homs.

Le directeur de la Syrian General Gas Company, Ghassan Tarraf a déclaré que les attaques ont commencé après minuit et demi la nuit dernière sur la station d’al-Rayyan. Il a ajouté que les incendies causés par les « attaques terroristes » ont été maîtrisés et que les dommages sont en cours d’évaluation et que les travaux de maintenance ont pu commencer.

L’usine de traitement de gaz d’Ebla fournit notamment aux centrales électriques environnantes environ 2,5 millions de mètres cubes de gaz par jour.

Le 21 décembre dernier, des attaques simultanées – qui auraient également été menées par des drones – avaient frappé trois installations pétrolières et gazières dans la province de Homs.

Des oléoducs sous-marins transportant du pétrole brut au large de Baniyas avaient été attaqués le 28 janvier. En juin dernier, des attaques avaient déjà endommagé six oléoducs sous-marins toujours au large de Baniyas.

Le réseau achemine le pétrole brut de la côte jusqu’au port de Baniyas. La raffinerie de Baniyas a une capacité de traitement de plus de 130.000 barils par jour (bpj) de pétrole brut. La ville portuaire abrite l’une des deux raffineries syriennes ; l’autre – attaquée à l’aube – se trouve à Homs.

Avant le début du conflit en 2011, le pays produisait près de 350 000 barils par jour (bpj), alors que la production se situe actuellement en moyenne à 24 000 bpj, ne couvrant qu’une partie des besoins domestiques estimés à 100 000 barils par jour.

La plupart des champs pétrolifères syriens sont contrôlés par les factions kurdes de l’YPG à l’est de l’Euphrate. Les sanctions américaines contre la Syrie et l’Iran ont affecté l’approvisionnement, avec une série de pénuries de carburant qui ont provoqué une réduction drastique des expéditions de l’Iran vers l’étranger.

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